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La promotion de la santé mentale est transversale

La promotion de la santé mentale est transversale

Au Canada, la plupart des démarches en faveur de la santé mentale consistent à traiter les dépendances et les maladies, et non à faire la promotion de saines habitudes. Et même les services actuels ne permettent pas de répondre à des besoins de plus en plus pressants.

Tout porte à croire que ce n’est pas par le traitement que nous sortirons de cette crise, mais plutôt par ce qui se passe en amont.

Il a été démontré que les initiatives de promotion de la santé mentale, comme les programmes de prévention du suicide et les formations communautaires sur la gestion de la colère, la diminution du stress et la réduction des comportements risqués, permettaient d’améliorer la santé mentale des populations et de réduire les dépenses publiques et privées engagées pour les soins et les traitements en la matière.

« On sait tous qu’il faut se brosser les dents régulièrement pour éviter d’avoir des caries, tout comme il faut apprendre aux enfants à respecter des règles de sécurité pour ne pas mettre le feu chez soi. Mais on ne comprend toujours pas que c’est la même chose pour la santé mentale, ajoute Dr Patrick Smith, chef de la direction national de l’Association canadienne pour la santé mentale. Ce n’est pas quand la maison brûle qu’il faut apprendre aux enfants à ne pas jouer avec des allumettes. »

Comme 70 % des problèmes de santé mentale apparaissent au cours de l’enfance et de l’adolescence, et que plus la promotion de la santé mentale commence tôt, plus elle est efficace, l’école est un milieu très propice à ce travail de promotion. Les approches en milieux scolaires, comme les programmes d’apprentissage socio-émotionnel, peuvent aider les élèves à contrôler leurs impulsions, à se maîtriser, à gérer leur colère et leur stress, à reconnaître leurs émotions et à s’entendre avec les autres.

Au sein de la population active, qui représente 60 % des individus âgés de 16 ans et plus tout semble indiquer que les programmes de promotion de la santé mentale au travail réduisent l’absentéisme et le présentéisme, améliorent la productivité et font baisser les frais de santé.

« Quand on démystifie la santé mentale, on comprend que c’est quelque chose que nous avons tous. Le système de santé mentale de demain, ce n’est pas que dans les cliniques et les hôpitaux que ça se passe : c’est aussi au travail et à l’école, au service des populations et non plus des patients au cas par cas », explique Dr Smith.

Pour marquer sa 68e Semaine de la santé mentale, l’ACSM prône la mise sur place d’une stratégie nationale de promotion de la santé mentale pour renforcer la santé mentale de la population canadienne, à l’heure où les taux de maladie mentale sont en hausse partout dans le monde. Cet enjeu est l’une des six recommandations formulées dans son dernier document national d’orientation : Cohésion, collaboration, collectivité : faire progresser la promotion de la santé mentale au Canada.

Pour télécharger le rapport sommaire ou le rapport complet (62 pages) Cohésion, collaboration, collectivité : faire progresser la promotion de la santé mentale au Canada, rendez-vous ici.